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L’école Montessori et le village

La mairie a réussi à conserver l’unique commerçant du village du Blanquefort sur Briolance dans le Lot et Garonne, un restaurant, et à cause du succès de l’école Montessori, de nouveaux habitants s’installent dans ce village, pour faire bénéficier leurs enfants de cette magnifique pédagogie

Merci aux habitants !!
Merci à l’équipe municipale, aux employés!! Beaucoup ne sont pas dans ce reportage, à mon avis, le montage a été difficile… je parle du conseil municipal des enfants, de Daniel Rybacki, qui nous avait fait une magnifique démonstration de fonte de notre carte de visite, de Daniel Borie, mon binôme! Puis Philippe Blanc, Pierre Brousse, qui avec toujours la même passion nous parle du patrimoine de notre commune… et j’en oublie certainement…

Enfin, un immense merci à Nathalie Verdier, une journaliste investie, qui a décidé de faire du journalisme, comme moi, je fais de la politique, en marge… avec authenticité! Pendant une semaine, elle a été à mes côtés, sans jamais me demander de refaire, ou de modifier… chose rare, aucune mise en scène, juste un quotidien retranscrit dans son essence la plus juste. Une pensée pour François Xavier Couthures, qui depuis son bureau parisien nous a envié !

En passant

Pour une société plus harmonieuse

Entretien très instructif avec Eugène, octogénaire très spécial.

Très persécuté par ses camarades dans sa jeunesse (de la maternelle jusqu’à ses 17 ans), il cherche à comprendre, depuis son plus jeune âge, pourquoi une minorité de malades mentaux réussissent à exploiter tant de travailleurs, et surtout pourquoi tant de gens se laissent tromper, exploiter, entraîner dans des conflits de toutes sortes, jusqu’aux plus meurtriers tels que les guerres…..
Son père, modeste cheminot, grand admirateur de Jean Jaurès, fut un militant syndicaliste très actif et réussit à convaincre son fils qu’un « homme vrai » n’obéit qu’à sa conscience et trouve la force morale de résister aux pressions sociales jugées nuisibles … Et il est probable qu’une des raisons de la « soumissions » de la majorité des citoyens aux dominations des décideurs provienne précisément de la « mauvaise » éducation reçue…
D’autre part, un instituteur commet une faute professionnelle s’il laisse ses élèves sans surveillance. C’est ainsi que lorsqu’une classe part en promenade, il est indispensable qu’au moins deux adultes accompagnent les enfants, de façon que si un enfant est blessé, un adulte parte chercher du secours, pendant qu’un autre adulte continue d’encadrer les enfants..
Hélas, qui se préoccupe d’encadrer les enfants qui jouent dehors, où ce sont les plus violents, les plus rusés…. qui s’imposent comme chefs et s’entraînent à manipuler, flatter les plus bas instincts de leurs camarades pour mieux les dominer… ?
D’autre part, les récréations pourraient être un excellent moyen d’observer les enfants, de leur apprendre à régler les inévitables conflits par des moyens non-violents… mais quels sont les enseignants consciencieux qui le font ?
Eugène, dans son enfance, puis plus tard comme enseignant (en primaire puis en maternelle, de 1976 à 1988) a très rarement rencontré de tels enseignants…
Parmi les principales causes de soumission de la majorité des adultes, il dénonce le système de notation des enfants. Les plus favorisés, déjà très encouragés par leurs bons résultats, sont ensuite « honorés » par tous : personnel éducatif, famille, voisins, amis, etc.
Et les moins doués sont conditionnés à accepter leur destin…. persuadés qu’ils sont responsables de leur situation.

Bien au contraire, une société harmonieuse devrait féliciter non les plus doués mais plutôt les plus généreux, ceux qui passent du temps à aider les plus faibles. Comme dans la majorité des écoles dites alternatives, (écoles Freinet, Montessori, etc) jamais les élèves ne devraient être comparés les uns aux autres… Chaque enfant devrait définir avec un adulte « accompagnateur » , les buts qu’il souhaite atteindre dans un délai d’un mois par exemple .
Et régulièrement, sur un tableau, devrait être inscrit, pour chaque enfant et chaque discipline (y compris les arts, les sports, le jardinage, les travaux manuels, l’entraide scolaire)

  • à acquérir
  • en cours d’acquisition
  • acquis

Pour éviter ce mépris des travaux manuels si généralisé en France, chaque enfant devrait, chaque année, passer plusieurs semaines dans des fermes pédagogiques pour y apprendre à travailler la terre, le bois, le fer, à s’occuper des animaux, à construire un mur, etc. Ainsi l’enfant peu doué en math pourrait parfois se révéler bien meilleur dans tel travail manuel que le champion des maths.
La création et l’entretien de telles fermes contribuerait à résorber le chômage de millions de personnes, un des fléaux parmi les plus destructeurs.
Pour terminer une vraie préparation à la « VIE HARMONIEUSE » que nous souhaitons tous, un service civique obligatoire de 6 ou 9 mois devrait être imposé à chaque jeune, à une date choisie par ce dernier, par exemple à la fin de ses études…
Eugène, pendant son séjour au Maroc (de 1963 à 1977) a rencontré un certain nombre d’Européens qui, en quelques années, ont amassé une fortune, en exploitant les Marocains. Il m’a cité l’exemple de Mme T… qui, devant ses ouvriers, se vantait qu’un hectare de tomates lui rapportait, après avoir payé tous ses frais, DEUX MILLIONS de CENTIMES… et cette dame en cultivait VINGT HECTARES. Donc, en seulement dix ans, cette personne accumula 400 MILLIONS DE CENTIMES.
Ne devrait-on pas expliquer à nos concitoyens que si la France, malgré tant de pauvres, est globalement un pays dit « riche », c’est que, surtout pendant les deux derniers siècles, nous avons exploité de nombreux pays africains spécialement ?
Ne serait-il pas juste qu’une partie du service civique à accomplir par tous les jeunes, serve à accompagner les pays africains francophones ? (construction d’écoles, participation aux campagnes indispensables de REBOISEMENTS, etc.)
Eugène recommande de lire attentivement le fichier joint , intitulé :
L’impact de la télévision chez les jeunes

POUR DES SPORTS ÉQUITABLES ET CONVIVIAUX

la plupart des sports d’équipe dit  « de compétition » sont inéquitables et engendrent de plus en plus de frustrations, voire de haines et de bagarres.
Est-il équitable que telle équipe, qui dispose de moyens financiers importants puisse recruter les meilleurs joueurs, et parfois infliger à telle équipe adverse, des scores très humiliants (des 40,ou 50 à zéro au rugby ou des 5, voire 6 à zéro au foot) ?
Combien de souffrances, de déceptions de telles situations engendrent-elles !!!
Dans certains quartiers africains, où beaucoup de jeunes aiment jouer au foot, souvent avec un « ballon  de fabrication locale » rudimentaire, les jeunes se répartissent en deux équipes de même niveau. Sitôt que le joueur d’une  équipe marque un but, il permute avec le plus faible joueur de l’autre équipe…Si besoin, pour que la 2ème équipe puisse marquer un but à son tour , un autre bon joueur de la 1ère permute avec un joueur faible de la 2ème… et ainsi de suite jusqu’au match nul…
Lorsque j’étais adolescent, nous étions plusieurs camarades passionnés de ping-pong, auquel nous jouions des heures entières. Pour éviter de nous fatiguer à ramasser les balles tombées à terre chaque fois qu’un point était gagné, nous avons imaginé un jeu très amusant mais bien moins fatigant : au lieu de chercher à marquer un point, nous essayions d’échanger un maximum de balles, en évitant justement, de marquer un point. Lorsque nous arrivions à atteindre une vingtaine d’échanges, y compris en attaquant et défendant, combien nous étions contents !! (et bien moins fatigués, ayant ramassé 20 fois moins de balles…)
Pour finir, nous faisions un vrai match, mais le meilleur joueur des deux attribuait à son adversaire un « cadeau » de plusieurs points, de façon à équilibrer les forces en présence.
Lorsque deux équipes de foot ou de tout autre sport s’affrontent, si la plus forte offrait plusieurs points d’avance à son adversaire, alors les joueurs des deux camps ne joueraient-ils pas mieux ??? alors que lorsqu’une équipe qui se sait plus faible que son adversaire, commence de perdre, ne se décourage-t-elle pas et donc ne joue-t-elle pas moins bien ?
Au rugby, pour éviter de se blesser, nous jouions parfois au « rugby dit militaire », c’est-à-dire sans plaquer le porteur du ballon . Il suffisait de le toucher et il devait lâcher le ballon.. Au lieu d’un sport de force, le rugby devenait un sport d’adresse, de feintes etc où même un camarade peu doué pouvait se révéler meilleur que les gros costauds habitués à passer en force…

POUR EN FINIR AVEC L’ILLETTRISME

  • Est-il admissible qu’en France, considéré comme un pays « riche », tant de nos concitoyens (selon certains dans les 20 % !) ne puissent lire aisément ?
    Selon d’autres statiques, seulement 30 % lisent au moins quelques livres chaque année..
    Eugène a pu, malgré de nombreuses critiques, instruire ses enfants à la maison , les deux plus jeunes jusqu’en CM2 et l’aînée, handicapée mentale de naissance, a été aidée d’abord par son père, puis a suivi des cours par correspondance et tout de même atteint le niveau de CAP de dactylo.
    Après s’être documenté au maximum, Eugène a construit des jeux de pré-lecture (lettres mobiles, etc.) qui ont beaucoup facilité l’apprentissage si difficile de la lecture.
    Plus tard, lorsqu’il enseigna en maternelle (en ZUP d’une grande ville), parfois en collaboration avec des collègues, il mit au point des techniques très ludiques, qui ont permis à des enfants de 5 ans et demie, d’être bien préparés pour apprendre à lire.
    Deux maîtresses de CP partageaient les élèves d’Eugène. L’une lui dit : « les élèves qui viennent de votre classe sont si bien préparés, qu’en trois mois, ils acquièrent les bases de la lecture et ils aiment lire. »
    La 2ème maîtresse, qui affirmait que ce n’était pas à elle à s’adapter aux élèves mais les élèves devaient s’adapter à elle dit à Eugène : « D’habitude, il y a une tête de classe, un tiers environ, qui apprend à lire facilement. Le 2ème tiers, il faut le tirer énergiquement pour obtenir des résultats très moyens. Quant au dernier tiers, je ne peux rien en tirer. Or, cette année, ce fut très différent. Il n’y a pas eu de tête de classe, mais à ma grande surprise, tous les élèves ont appris à lire. »
    Eugène avait donc réussi à accompagner efficacement TOUS les élèves pour que TOUS maîtrisent la lecture en fin de CP.
  • Une expérience très instructive a été menée aux USA, dans les années 80, relatée dans un livre très instructif : ‘ l’apprentissage précoce de la lecture par Rachel Cohen….
    Cinq mille étudiants sont allés bénévolement apprendre à lire, à autant d’enfants de 4 et 5 ans, en commençant, évidemment, par leur lire un maximum de livres pour apprendre aux enfants la signification d’au moins 1500 mots d’usage courant. Il a été constaté qu’un enfant ayant atteint ce niveau de compréhension du vocabulaire de base, comprend les mots nouveaux avec le contexte…
    Eugène, après avoir lu ce livre (et plusieurs autres) trouva alors la force de résister aux pressions et de ses collègues et de son inspecteur.
    Je formule un souhait : que dans chaque département, toutes les personnes qui déjà agissent pour aider les enfants, (TOUS les enfants, pas uniquement les siens) à apprendre à lire, se mettent en relations, pour développer l’excellent travail effectué par les plus de 17 000 bénévoles de l’association « Lire et faire lire », qui vont dans les endroits fréquentés par les enfants (crèches, centres aérés, centres de loisirs, écoles, etc.) lire des histoires aux jeunes enfants, pour leur donner envie d’apprendre à lire à leur tour…

Les Enfants de l’Espoir

Editions Les Eléphants – 15 €

Ce livre présente huit jeunes (4 garçons et 4 filles, presque tous du tiers-monde) qui, indignés par une situation qu’ils trouvaient intolérable, ont réussi avec des moyens non-violents à susciter assez de mobilisation pour l’améliorer.

Quand Memory Banda de Tanzanie a eu 13 ans, son père voulut la marier selon la tradition locale. Elle refusa d’aller dans le « camp d’initiation pour satisfaire son futur mari » ; sa sœur de 11 ans en été revenue enceinte. Memory désirant devenir avocate, a vigoureusement rejeté un tel esclavage et osé mobiliser de nombreux jeunes pour contre les mariages précoces.
Résultat : la legislation a été changée et l’âge légal du mariage a été retardé !

Craig Kielburger, un Canadien de 12 ans, a découvert que, même en 1995, il y avait des millions d’enfants esclaves ! Indigné, il a étudié, créé une association, puis organisé des campagnes d’information dans les écoles avec un tel zèle que le boycott des entreprises qui utilisent le travail des enfants est devenu un grand succès. À seize ans, accompagné d’un adulte en Afghanistan, il est allé enquêter dans 5 pays d’Asie. Il a écrit de ce livre émouvant au sujet, Laissez les petits enfants.
En 2016, l’association avec 2,3 millions de membres, emploie 20 employés, a créé 650 écoles et enseigne à 55000 enfants.

Des dizaines de milliers d’enfants, en particulier dans le tiers monde, agissent efficacement pour faire respecter leurs droits et/ou de développer la solidarité.

Sandra

Nouvelle arrivée dans un bidonville, fut choquée par la misère qu’elle y découvrit. Elle commença un périple de neuf ans auprès des autorités pour améliorer les écoles concernées, et plus tard pour les réseaux d’eau. À cet fin, elle mobilisa d’autres jeunes pour aider les personnes âgées isolées.

Jimena

« Les enfants et les jeunes sont l’espoir pour un présent et un futur plus humains, plus juste et beau. Ne cessons de ressentir du chagrin au sujet des enfants en souffrance, parce que si cela arrivait, nous cesserions de travailler pour une enfance heureuse ».

Guatemala, 13 ans. Thème : Egalité des sexes. Nommée par « Colectivo Joven ».
Jimena naquit au Guatemala, de parents non encore adultes. Sa propre enfance lui a fait comprendre combien il est difficile d’éduquer des enfants, étudier et travailler en même temps. Dès ses 7 ans, dans sa commune, elle commença d’établir un programme d’éducation nommé « Petite école pour apprendre en jouant ».Gimena travaille beaucoup pour améliorer la vie des filles, avec une spéciale attention à la violence et aux viols. Elle a éveillé une prise de conscience des thèmes féministes et suscita une action des autorités locales et les parents à améliorer le regard de la communauté envers les filles et les femmes. Gimena ne cessa jamais et par son travail comme bénévole communale, elle changea la vie d’un nombre innombrable d’enfants.

Antonina

« Un pays sans des filles éduquées est comme une rivière sans source »

Kénya, 18 ans. Thème : Egalité des sexes. Nominée par « Plan International Kénya »
Antonina a grandi au Kénya, dans une commune où l’inégalité sexuelles pénètre toutes les parties de la vie. L’éducation est refusée à beaucoup de filles. Elles n’ont pas accès aux serviettes hygiéniques ( moyens contraceptifs ? note d’un traducteur) et sont enceintes très jeunes.
Antonina décida de plaider pour les droits des filles dans sa commnune. Elle devint un membre actif dans le forum de l’Assemblée des Enfants dans sa région et commença de faire entendre sa voix pour les droits des filles, utilisant le « Développement Durable : buts après 2015 » pour convaincre les décideurs d’être plus aidants. Elle plaida aux échelles nationale et internationale, participant à la commission du Statut des Filles à New-York en 2015, pour parler du droits des filles.
Antonina continuera à faire entendre sa voix jusqu’à ce que chacun, indépendamment de son âge, sexe ou statut social aie des chances égales.

Sharon

« Quand les droits des enfants sont respectés, la nation a un avenir».

Cameroun, 16 ans. Thèmes : Éducation, santé, égalité des sexes.
Sharon s’est passionnée pour la défense des droits des enfants : elle fit un long discours, demandant que les décideurs promeuvent d’urgence les droits des enfants tels que l’éducation et la santé, fournissent des bourses et d’autres soutiens d’éducation.
Elle est membre du forum communal dans son village, où elle soutient le représentant des enfants.
Elle agit aussi avec les filles du « Front club » qui précisément plaide pour les droits des filles. L’inclination naturelle de Sharon pour l’activisme a fait d’elle un exemple pour beaucoup de personnes. Dans l’avenir, elle veut plaider pour les droits des enfants, en faisant davantage de discours et en agissant dans divers forums.

Adama
Niger, 18 ans. Thèmes : Violences, mariages forcés des enfants. Nominée par « Association des ex-parlementaires du Niger ».
Adama plaide pour les droits des enfants pour sa communauté du Niger. Elle rassembla les enfants locaux pour des séances de conscientisation au sujet des punitions corporelles et la discrimination, des quelles il est résulté l’interdiction des punitions corporelles dans son école et la communauté entière. Grâce à son inlassable plaidoyer, la communauté d’Adama a compris que l’éducation est très importante pour un futur brillant de ses enfants.
Adama participa à une conférence internationale contre le mariage des enfants en Afrique Occidentale, exigeant du gouvernement nigérien qu’il respecte la Charte Africaine des Droits des Enfants. Et à l’avenir, Adama veut créer des lieux plus sûrs où les enfants pourront discuter de l’éducation, de la santé et d’autres domaines de leur vie.

Shirin

« Ayons l’audace de rêver, soyons courageux pour vaincre dans la lutte pour la vie »

Bangladesh, 17 ans. Thèmes : mariage des enfants, éducation, violence. Nominée par « Plan International Bangladesh »
Shirin a grandi dans un milieu très très pauvre du Bangladesh et dans son jeune âge, perdit ses parents. Malgré une enfance difficile, Shirin a conservé vivants ses rêves, fréquentant assidûment l’école et soulignant aux autres enfants autour d’elle l’importance de l’éducation. Shirin préside l’ « Union Child Forumon » ( Union du Forums des Enfants), organisation d’enfants dans son village. Elle est aussi connue comme « rompeuse » de mariages – quelqu’un qui empêche des mariages – et personnellement a fait échouer 17 mariages d’enfants dans son village. Elle incite les enfants de sa communauté à agir pour améliorer la situation. Elle conseille les filles sur les conséquences d’un mariage d’enfant et a convaincu plusieurs victimes de violences familiales de se procurer un soutien légal. Shirin personnalise l’idée que les filles sont capables de faire tout ce qu’elles ont décidé.

Les Jeunes pour la paix

À votre tour, même sans argent, vous pouvez aider ces braves jeunes gens :

  • Obtenir plus d’informations,
  • Contribuer à l’éducation de ces jeunes,
  • Examiner d’autres façons d’aider…

Waris Dirie

Waris Dirie est née en 1965 dans une tribu nomade de Somalie dans la région de Gaal Kacyo. Excisée à l’âge de trois ans, comme le veut la tradition, elle n’a que neuf ans lorsqu’elle s’enfuit du camp où vivent sa famille, pour échapper à un mariage arrangé.

Après plusieurs jours d’errance dans le désert, elle rejoint Mogadiscio (capitale de la Somalie) où l’ambassadeur de Somalie à Londres, l’embauche comme bonne à tout faire. Elle y travaillera six ans comme une esclave, totalement coupée du monde extérieur. 

Le renversement du gouvernement somalien force l’ambassadeur et sa famille à repartir en Somalie. Waris se retrouve seule à Londres, ne parlant pas anglais. Marilyn, une jeune femme délurée et généreuse va lui venir en aide.

Après quelques mois de travail dans un resto-rapide et logeant dans une YMCA, elle est repérée par le photographe Terence Donovan qui la fait poser pour la couverture du calendrier « Pirelli » en 1987. Dès lors, une carrière internationale de top model commence.

Au milieu des années 1990, lors d’une entrevue pour le magazine Marie Claire, elle témoigne de son excision et des mutilations sexuelles subies encore par des millions de fillettes en Afrique. Elle est alors contactée par le Fonds des Nations unies pour la population et devient « ambassadrice de bonne volonté » de l’ONU contre les mutilations génitales féminines. Elle a toutefois abandonné ces fonctions depuis 2003, préférant continuer son action au travers de sa fondation.

Le film Fleur du désert, de Sherry Hormann, a été tourné d’après sa biographie.

En 2005, elle est naturalisée autrichienne et le 12 juillet 2007, elle a été élevée au titre de chevalier de la Légion d’honneur pour son travail humanitaire par Nicolas Sarkozy. Elle habite à Gdansk en Pologne.

Elle est aussi membre d’honneur du Club de Budapest.