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Jai Jagat 2020 Delhi – Genève

La marche pacifique des « sans-pouvoir » du monde entier

En septembre-octobre 2020, des milliers de marcheurs non-violents en provenance de Delhi,
d’Amérique latine,
d’Afrique (Ceuta),
de Berlin,
de Bruxelles,
et d’autres lieux convergeront vers Genève,
symbole pour eux de la solidarité, de la justice et des droits humains.

Au total, cette mobilisation exceptionnelle des « sans-parole et sans-pouvoir » devrait réunir plus d’un million de personnes – d’autres marches pacifiques étant organisées parallèlement dans diverses partie du monde.

Jai Jagat 2020

Appel à agir de 2014

Chers amis,

Sur la base de ce que nous avons appris lors de nos campagnes précédentes, telles que Jan Chetavani Yatra en 2006, la marche Janadeshen 2007 et Jan Satyagraha en 2012, Ekta Parishad s’apprête maintenant à lancer une nouvelle campagne intitulée Jai Jagat 2020. Vous noterez que dans nos précédentes campagnes, nous avions utilisé le terme Jan, qui signifie « le peuple », parce que nous nous soucions particulièrement des personnes marginalisées. Lors de la campagne 2020, nous élargissons à Jagat, ce qui signifie tous les peuples dans le monde. Cela ne signifie nullement que le travail d’Ekta Parishad change de direction et que nous n’allons plus nous préoccuper de la vie des pauvres gens. Nous continuons à organiser les communautés marginalisées afin qu’elles disposent du contrôle sur les terres et les ressources naturelles, comme un moyen de lutter contre la pauvreté. En même temps, nous nous rendons compte que ce problème ne se limite pas à l’Inde et que les gens de presque tous les pays à travers le monde connaissent des difficultés similaires. La mondialisation, qui obéit au marché, prive des millions de personnes de leurs terres et de l’accès aux ressources. Les gens sont dépossédés et contraints de migrer vers les villes et les bidonvilles. Cela signifie que nous devons travailler à une échelle mondiale en même temps qu’au niveau de la base afin d’apporter de réels changements.

Jai Jagat signifie réellement VICTOIRE DU MONDE. C’est très proche de la notion de Sarvodaya (« le bien-être de tous ») que le Mahatma Gandhi a employée. Le principe sous-jacent est que, s’il ya une victoire alors ce devrait être la victoire de notre humanité commune et non la victoire d’une nation sur une autre. La victoire, ce devrait aussi être la victoire que toutes les personnes vivent harmonieusement entre elles, et en coexistence avec la nature. L’idéal serait que la victoire soit pour tous et pour tout. Le monde d’aujourd’hui doit s’imprégner de ces nouvelles valeurs, les valeurs de Jai Jagat et la notion de Gandhi de Sarvodaya.

Nous sommes conscients que les termes et terminologies ci-dessus sont tirés de l’hindi et se limitent généralement à l’Inde, mais nous croyons que ces mots sont très utiles dans une campagne mondiale. Ce que nous proposons, comme action mondiale à venir, c’est qu’aucun pays à lui tout seul ou aucun groupe de personnes à lui tout seul ne peut apporter un véritable changement. Les forces destructrices de plus en plus puissantes doivent être contrecarrées par une action locale et globale, de façon coordonnée et simultanée. Un tel effort à grande échelle doit remettre en cause et sensibiliser les organisations et les acteurs au niveau mondial. Alors que les équipes d’Ekta Parishad concentreront leurs actions en Inde pour essayer de répondre aux problèmes locaux, nous souhaitons pouvoir collaborer avec autant d’organisations que possible au niveau de chaque pays et à l’échelle mondiale, afin de faire progresser un programme pour la survie de la nature et des gens sur la planète.

Pour ce qui concerne Jai Jagat 2020, certaines actions sont déjà en préparation. Celles-ci ont vu le jour lors de diverses discussions mais nous sommes toujours ouverts et prêts à intégrer de nouvelles idées et de nouveaux programmes afin d’obtenir une participation la plus large possible.

Voici les huit propositions que nous avons déjà envisagées à ce stade-ci.

  1. La formation des jeunes à l’action non-violente sera un élément majeur de cette campagne. Nous voulons saisir l’opportunité de former et de sensibiliser le plus grand nombre possible de jeunes dans les années à venir. En Inde, nous avons créé des alliances avec de nombreuses autres organisations. Notre objectif est d’atteindre plus de cent mille jeunes – hommes et femmes – dans les 660 districts du pays. Nous prévoyons d’organiser des camps de travail pour les jeunes dans chaque district, avec un minimum de 200 jeunes dans chaque district. Ces camps seront l’occasion pour ces jeunes de discuter, de comprendre les problèmes et de mettre en place des actions qui remettent en question – de façon non violente – l’accaparement des terres et des ressources au détriment des pauvres.
  2. Nous prévoyons également de susciter des partenariats et des collaborations avec des groupes de la société civile dans d’autres pays et continents. Des amis d’Ekta Parishad ont participé à des programmes de formation de jeunes au Brésil, en Colombie, au Nicaragua, au Pérou, au Sénégal, en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Angleterre, en Espagne ainsi qu’au Sri Lanka, au Népal et au Bangladesh. C’est avec plaisir que nous avons partagé nos modestes compétences et nos capacités avec ceux qui – grâce à ces formations – souhaitaient pouvoir travailler plus efficacement auprès des jeunes. A ceux qui sont venus en Inde de diverses parties du monde, nous avons également offert la possibilité d’échanger avec nos militants et de se former pour apprendre comment nous travaillons parmi les groupes marginalisés. Nous croyons qu’il est possible de créer des alliances et des réseaux avec toutes les personnes et les groupes qui partagent des objectifs semblables.
  3. Nous avons prévu un programme international pour des jeunes pour le mois de septembre 2014,pour lequel nous espérons la participation d’environ 30 jeunes leaders sociaux de 15 pays. Ce programme sera organisé en Inde afin de leur permettre d’expérimenter la mise en place d’actions sociales non violentes. Que celui qui est intéressé par ce genre de programme consulte le site « Initiatives internationales » sur www.internationalinitiative.org.
  4. En 2016, nous envisageons un programme similaire pour des femmes leaders qui viendraient en Indepour voir comment les femmes leaders des villages ont pu transformer leur vie grâce à leurs propres efforts. Les visiteurs pourront voyager à travers des villages indiens et interagir avec des femmes leaders (de base) pour une période de deux semaines. Ce séjour se terminera par un camp de formation au leadership pour les femmes et par une conférence par des femmes.
  5. En 2018, nous prévoyons d’organiser une conférence internationale sur l’économie non-violente. Vous savez peut-être que dans certaines parties du globe, cette économie alternative est appelée « économie sociale », « économie solidaire », etc. En Inde, nous l’appelons économie non-violente. Ces relations économiques visent à encourager et promouvoir un modèle de développement fondé sur l’autonomie, la réciprocité et l’échange plus juste, et lutter contre l’économie actuelle dominante qui est violente. Le défi sera de créer une économie non-violente tout en continuant à lutter pour des changements sociaux non-violents.
  6. Cette note vise seulement à donner un premier calendrier d’actions en Inde. Nous sommes persuadés que d’autres scénarios émergeront de différentes organisations dans d’autres régions du monde. Afin de relier toutes ces actions dans un processus global, un groupe de 100 amis (une équipe internationale) entamera une marche depuis Delhi (depuis Rajghat, là où repose le Mahatma Gandhi) jusqu’à Genève, le siège des Nations Unies. L’ONU a été créée pour défendre les valeurs humaines, la dignité ainsi que les droits humains de tous les individus. Il est donc temps pour des gens ordinaires rappellent aux citoyens de différentes régions du monde que nous avons besoin de relations inclusives et équitables. C’est le moment pour les gens de marcher, de dialoguer et de chanter pour recréer un monde au sein duquel la diversité des personnes et de la nature puisse être préservée. Cette marche durera environ 15 mois, durant lesquels tous les partenaires pourront organiser des petites ou de plus grandes marches dans leurs villes respectives, dans leur pays ou dans les régions, afin de marcher pour un nouvel ordre mondial.
  7. L’ensemble de la campagne de Jai Jagat 2020 est construit autour de l’idée que « notre monde peut être différent si nous ne sommes pas indifférents ». Une autre idée importante est que « dans un monde déchiré entre le silence et la violence, nous devons unir nos efforts pour mettre en place une culture de la non-violence active ».
  8. Ceci est un appel à chaque personne intéressée pour se joindre à la campagne ou à la soutenir de la façon dont chacun l’estime approprié. Voici quelques actions qui sont possibles.

Nous mettre en contact avec des organisations et des campagnes qui vous sont familières;

    • Publier ce document dans vos revues, vos sites Web, vos bulletins d’information et d’autres canaux de diffusion;
    • Encourager les journalistes à écrire sur ce sujet;
    • Trouver l’occasion de visiter l’Inde ou nous inviter à vos programmes dans votre propre pays;
    • Récolter des contributions financières, même modestes, pour soutenir la formation des jeunes.

Nous espérons recevoir vos suggestions et précieuses contributions pour élaborer cette campagne, car elle va influencer la vie de millions de personnes sur la planète. Nous croyons qu’une telle campagne peut avoir un énorme impact sur les institutions et les politiques au niveau mondial.

Rajagopal P.V. juin 2014

L’école Montessori et le village

La mairie a réussi à conserver l’unique commerçant du village du Blanquefort sur Briolance dans le Lot et Garonne, un restaurant, et à cause du succès de l’école Montessori, de nouveaux habitants s’installent dans ce village, pour faire bénéficier leurs enfants de cette magnifique pédagogie

Merci aux habitants !!
Merci à l’équipe municipale, aux employés!! Beaucoup ne sont pas dans ce reportage, à mon avis, le montage a été difficile… je parle du conseil municipal des enfants, de Daniel Rybacki, qui nous avait fait une magnifique démonstration de fonte de notre carte de visite, de Daniel Borie, mon binôme! Puis Philippe Blanc, Pierre Brousse, qui avec toujours la même passion nous parle du patrimoine de notre commune… et j’en oublie certainement…

Enfin, un immense merci à Nathalie Verdier, une journaliste investie, qui a décidé de faire du journalisme, comme moi, je fais de la politique, en marge… avec authenticité! Pendant une semaine, elle a été à mes côtés, sans jamais me demander de refaire, ou de modifier… chose rare, aucune mise en scène, juste un quotidien retranscrit dans son essence la plus juste. Une pensée pour François Xavier Couthures, qui depuis son bureau parisien nous a envié !

En passant

Pour une société plus harmonieuse

Entretien très instructif avec Eugène, octogénaire très spécial.

Très persécuté par ses camarades dans sa jeunesse (de la maternelle jusqu’à ses 17 ans), il cherche à comprendre, depuis son plus jeune âge, pourquoi une minorité de malades mentaux réussissent à exploiter tant de travailleurs, et surtout pourquoi tant de gens se laissent tromper, exploiter, entraîner dans des conflits de toutes sortes, jusqu’aux plus meurtriers tels que les guerres…..
Son père, modeste cheminot, grand admirateur de Jean Jaurès, fut un militant syndicaliste très actif et réussit à convaincre son fils qu’un « homme vrai » n’obéit qu’à sa conscience et trouve la force morale de résister aux pressions sociales jugées nuisibles … Et il est probable qu’une des raisons de la « soumissions » de la majorité des citoyens aux dominations des décideurs provienne précisément de la « mauvaise » éducation reçue…
D’autre part, un instituteur commet une faute professionnelle s’il laisse ses élèves sans surveillance. C’est ainsi que lorsqu’une classe part en promenade, il est indispensable qu’au moins deux adultes accompagnent les enfants, de façon que si un enfant est blessé, un adulte parte chercher du secours, pendant qu’un autre adulte continue d’encadrer les enfants..
Hélas, qui se préoccupe d’encadrer les enfants qui jouent dehors, où ce sont les plus violents, les plus rusés…. qui s’imposent comme chefs et s’entraînent à manipuler, flatter les plus bas instincts de leurs camarades pour mieux les dominer… ?
D’autre part, les récréations pourraient être un excellent moyen d’observer les enfants, de leur apprendre à régler les inévitables conflits par des moyens non-violents… mais quels sont les enseignants consciencieux qui le font ?
Eugène, dans son enfance, puis plus tard comme enseignant (en primaire puis en maternelle, de 1976 à 1988) a très rarement rencontré de tels enseignants…
Parmi les principales causes de soumission de la majorité des adultes, il dénonce le système de notation des enfants. Les plus favorisés, déjà très encouragés par leurs bons résultats, sont ensuite « honorés » par tous : personnel éducatif, famille, voisins, amis, etc.
Et les moins doués sont conditionnés à accepter leur destin…. persuadés qu’ils sont responsables de leur situation.

Bien au contraire, une société harmonieuse devrait féliciter non les plus doués mais plutôt les plus généreux, ceux qui passent du temps à aider les plus faibles. Comme dans la majorité des écoles dites alternatives, (écoles Freinet, Montessori, etc) jamais les élèves ne devraient être comparés les uns aux autres… Chaque enfant devrait définir avec un adulte « accompagnateur » , les buts qu’il souhaite atteindre dans un délai d’un mois par exemple .
Et régulièrement, sur un tableau, devrait être inscrit, pour chaque enfant et chaque discipline (y compris les arts, les sports, le jardinage, les travaux manuels, l’entraide scolaire)

  • à acquérir
  • en cours d’acquisition
  • acquis

Pour éviter ce mépris des travaux manuels si généralisé en France, chaque enfant devrait, chaque année, passer plusieurs semaines dans des fermes pédagogiques pour y apprendre à travailler la terre, le bois, le fer, à s’occuper des animaux, à construire un mur, etc. Ainsi l’enfant peu doué en math pourrait parfois se révéler bien meilleur dans tel travail manuel que le champion des maths.
La création et l’entretien de telles fermes contribuerait à résorber le chômage de millions de personnes, un des fléaux parmi les plus destructeurs.
Pour terminer une vraie préparation à la « VIE HARMONIEUSE » que nous souhaitons tous, un service civique obligatoire de 6 ou 9 mois devrait être imposé à chaque jeune, à une date choisie par ce dernier, par exemple à la fin de ses études…
Eugène, pendant son séjour au Maroc (de 1963 à 1977) a rencontré un certain nombre d’Européens qui, en quelques années, ont amassé une fortune, en exploitant les Marocains. Il m’a cité l’exemple de Mme T… qui, devant ses ouvriers, se vantait qu’un hectare de tomates lui rapportait, après avoir payé tous ses frais, DEUX MILLIONS de CENTIMES… et cette dame en cultivait VINGT HECTARES. Donc, en seulement dix ans, cette personne accumula 400 MILLIONS DE CENTIMES.
Ne devrait-on pas expliquer à nos concitoyens que si la France, malgré tant de pauvres, est globalement un pays dit « riche », c’est que, surtout pendant les deux derniers siècles, nous avons exploité de nombreux pays africains spécialement ?
Ne serait-il pas juste qu’une partie du service civique à accomplir par tous les jeunes, serve à accompagner les pays africains francophones ? (construction d’écoles, participation aux campagnes indispensables de REBOISEMENTS, etc.)
Eugène recommande de lire attentivement le fichier joint , intitulé :
L’impact de la télévision chez les jeunes

POUR DES SPORTS ÉQUITABLES ET CONVIVIAUX

la plupart des sports d’équipe dit  « de compétition » sont inéquitables et engendrent de plus en plus de frustrations, voire de haines et de bagarres.
Est-il équitable que telle équipe, qui dispose de moyens financiers importants puisse recruter les meilleurs joueurs, et parfois infliger à telle équipe adverse, des scores très humiliants (des 40,ou 50 à zéro au rugby ou des 5, voire 6 à zéro au foot) ?
Combien de souffrances, de déceptions de telles situations engendrent-elles !!!
Dans certains quartiers africains, où beaucoup de jeunes aiment jouer au foot, souvent avec un « ballon  de fabrication locale » rudimentaire, les jeunes se répartissent en deux équipes de même niveau. Sitôt que le joueur d’une  équipe marque un but, il permute avec le plus faible joueur de l’autre équipe…Si besoin, pour que la 2ème équipe puisse marquer un but à son tour , un autre bon joueur de la 1ère permute avec un joueur faible de la 2ème… et ainsi de suite jusqu’au match nul…
Lorsque j’étais adolescent, nous étions plusieurs camarades passionnés de ping-pong, auquel nous jouions des heures entières. Pour éviter de nous fatiguer à ramasser les balles tombées à terre chaque fois qu’un point était gagné, nous avons imaginé un jeu très amusant mais bien moins fatigant : au lieu de chercher à marquer un point, nous essayions d’échanger un maximum de balles, en évitant justement, de marquer un point. Lorsque nous arrivions à atteindre une vingtaine d’échanges, y compris en attaquant et défendant, combien nous étions contents !! (et bien moins fatigués, ayant ramassé 20 fois moins de balles…)
Pour finir, nous faisions un vrai match, mais le meilleur joueur des deux attribuait à son adversaire un « cadeau » de plusieurs points, de façon à équilibrer les forces en présence.
Lorsque deux équipes de foot ou de tout autre sport s’affrontent, si la plus forte offrait plusieurs points d’avance à son adversaire, alors les joueurs des deux camps ne joueraient-ils pas mieux ??? alors que lorsqu’une équipe qui se sait plus faible que son adversaire, commence de perdre, ne se décourage-t-elle pas et donc ne joue-t-elle pas moins bien ?
Au rugby, pour éviter de se blesser, nous jouions parfois au « rugby dit militaire », c’est-à-dire sans plaquer le porteur du ballon . Il suffisait de le toucher et il devait lâcher le ballon.. Au lieu d’un sport de force, le rugby devenait un sport d’adresse, de feintes etc où même un camarade peu doué pouvait se révéler meilleur que les gros costauds habitués à passer en force…

POUR EN FINIR AVEC L’ILLETTRISME

  • Est-il admissible qu’en France, considéré comme un pays « riche », tant de nos concitoyens (selon certains dans les 20 % !) ne puissent lire aisément ?
    Selon d’autres statiques, seulement 30 % lisent au moins quelques livres chaque année..
    Eugène a pu, malgré de nombreuses critiques, instruire ses enfants à la maison , les deux plus jeunes jusqu’en CM2 et l’aînée, handicapée mentale de naissance, a été aidée d’abord par son père, puis a suivi des cours par correspondance et tout de même atteint le niveau de CAP de dactylo.
    Après s’être documenté au maximum, Eugène a construit des jeux de pré-lecture (lettres mobiles, etc.) qui ont beaucoup facilité l’apprentissage si difficile de la lecture.
    Plus tard, lorsqu’il enseigna en maternelle (en ZUP d’une grande ville), parfois en collaboration avec des collègues, il mit au point des techniques très ludiques, qui ont permis à des enfants de 5 ans et demie, d’être bien préparés pour apprendre à lire.
    Deux maîtresses de CP partageaient les élèves d’Eugène. L’une lui dit : « les élèves qui viennent de votre classe sont si bien préparés, qu’en trois mois, ils acquièrent les bases de la lecture et ils aiment lire. »
    La 2ème maîtresse, qui affirmait que ce n’était pas à elle à s’adapter aux élèves mais les élèves devaient s’adapter à elle dit à Eugène : « D’habitude, il y a une tête de classe, un tiers environ, qui apprend à lire facilement. Le 2ème tiers, il faut le tirer énergiquement pour obtenir des résultats très moyens. Quant au dernier tiers, je ne peux rien en tirer. Or, cette année, ce fut très différent. Il n’y a pas eu de tête de classe, mais à ma grande surprise, tous les élèves ont appris à lire. »
    Eugène avait donc réussi à accompagner efficacement TOUS les élèves pour que TOUS maîtrisent la lecture en fin de CP.
  • Une expérience très instructive a été menée aux USA, dans les années 80, relatée dans un livre très instructif : ‘ l’apprentissage précoce de la lecture par Rachel Cohen….
    Cinq mille étudiants sont allés bénévolement apprendre à lire, à autant d’enfants de 4 et 5 ans, en commençant, évidemment, par leur lire un maximum de livres pour apprendre aux enfants la signification d’au moins 1500 mots d’usage courant. Il a été constaté qu’un enfant ayant atteint ce niveau de compréhension du vocabulaire de base, comprend les mots nouveaux avec le contexte…
    Eugène, après avoir lu ce livre (et plusieurs autres) trouva alors la force de résister aux pressions et de ses collègues et de son inspecteur.
    Je formule un souhait : que dans chaque département, toutes les personnes qui déjà agissent pour aider les enfants, (TOUS les enfants, pas uniquement les siens) à apprendre à lire, se mettent en relations, pour développer l’excellent travail effectué par les plus de 17 000 bénévoles de l’association « Lire et faire lire », qui vont dans les endroits fréquentés par les enfants (crèches, centres aérés, centres de loisirs, écoles, etc.) lire des histoires aux jeunes enfants, pour leur donner envie d’apprendre à lire à leur tour…

Les Enfants de l’Espoir

Editions Les Eléphants – 15 €

Ce livre présente huit jeunes (4 garçons et 4 filles, presque tous du tiers-monde) qui, indignés par une situation qu’ils trouvaient intolérable, ont réussi avec des moyens non-violents à susciter assez de mobilisation pour l’améliorer.

Quand Memory Banda de Tanzanie a eu 13 ans, son père voulut la marier selon la tradition locale. Elle refusa d’aller dans le « camp d’initiation pour satisfaire son futur mari » ; sa sœur de 11 ans en été revenue enceinte. Memory désirant devenir avocate, a vigoureusement rejeté un tel esclavage et osé mobiliser de nombreux jeunes pour contre les mariages précoces.
Résultat : la legislation a été changée et l’âge légal du mariage a été retardé !

Craig Kielburger, un Canadien de 12 ans, a découvert que, même en 1995, il y avait des millions d’enfants esclaves ! Indigné, il a étudié, créé une association, puis organisé des campagnes d’information dans les écoles avec un tel zèle que le boycott des entreprises qui utilisent le travail des enfants est devenu un grand succès. À seize ans, accompagné d’un adulte en Afghanistan, il est allé enquêter dans 5 pays d’Asie. Il a écrit de ce livre émouvant au sujet, Laissez les petits enfants.
En 2016, l’association avec 2,3 millions de membres, emploie 20 employés, a créé 650 écoles et enseigne à 55000 enfants.

Des dizaines de milliers d’enfants, en particulier dans le tiers monde, agissent efficacement pour faire respecter leurs droits et/ou de développer la solidarité.

Sandra

Nouvelle arrivée dans un bidonville, fut choquée par la misère qu’elle y découvrit. Elle commença un périple de neuf ans auprès des autorités pour améliorer les écoles concernées, et plus tard pour les réseaux d’eau. À cet fin, elle mobilisa d’autres jeunes pour aider les personnes âgées isolées.

Jimena

« Les enfants et les jeunes sont l’espoir pour un présent et un futur plus humains, plus juste et beau. Ne cessons de ressentir du chagrin au sujet des enfants en souffrance, parce que si cela arrivait, nous cesserions de travailler pour une enfance heureuse ».

Guatemala, 13 ans. Thème : Egalité des sexes. Nommée par « Colectivo Joven ».
Jimena naquit au Guatemala, de parents non encore adultes. Sa propre enfance lui a fait comprendre combien il est difficile d’éduquer des enfants, étudier et travailler en même temps. Dès ses 7 ans, dans sa commune, elle commença d’établir un programme d’éducation nommé « Petite école pour apprendre en jouant ».Gimena travaille beaucoup pour améliorer la vie des filles, avec une spéciale attention à la violence et aux viols. Elle a éveillé une prise de conscience des thèmes féministes et suscita une action des autorités locales et les parents à améliorer le regard de la communauté envers les filles et les femmes. Gimena ne cessa jamais et par son travail comme bénévole communale, elle changea la vie d’un nombre innombrable d’enfants.

Antonina

« Un pays sans des filles éduquées est comme une rivière sans source »

Kénya, 18 ans. Thème : Egalité des sexes. Nominée par « Plan International Kénya »
Antonina a grandi au Kénya, dans une commune où l’inégalité sexuelles pénètre toutes les parties de la vie. L’éducation est refusée à beaucoup de filles. Elles n’ont pas accès aux serviettes hygiéniques ( moyens contraceptifs ? note d’un traducteur) et sont enceintes très jeunes.
Antonina décida de plaider pour les droits des filles dans sa commnune. Elle devint un membre actif dans le forum de l’Assemblée des Enfants dans sa région et commença de faire entendre sa voix pour les droits des filles, utilisant le « Développement Durable : buts après 2015 » pour convaincre les décideurs d’être plus aidants. Elle plaida aux échelles nationale et internationale, participant à la commission du Statut des Filles à New-York en 2015, pour parler du droits des filles.
Antonina continuera à faire entendre sa voix jusqu’à ce que chacun, indépendamment de son âge, sexe ou statut social aie des chances égales.

Sharon

« Quand les droits des enfants sont respectés, la nation a un avenir».

Cameroun, 16 ans. Thèmes : Éducation, santé, égalité des sexes.
Sharon s’est passionnée pour la défense des droits des enfants : elle fit un long discours, demandant que les décideurs promeuvent d’urgence les droits des enfants tels que l’éducation et la santé, fournissent des bourses et d’autres soutiens d’éducation.
Elle est membre du forum communal dans son village, où elle soutient le représentant des enfants.
Elle agit aussi avec les filles du « Front club » qui précisément plaide pour les droits des filles. L’inclination naturelle de Sharon pour l’activisme a fait d’elle un exemple pour beaucoup de personnes. Dans l’avenir, elle veut plaider pour les droits des enfants, en faisant davantage de discours et en agissant dans divers forums.

Adama
Niger, 18 ans. Thèmes : Violences, mariages forcés des enfants. Nominée par « Association des ex-parlementaires du Niger ».
Adama plaide pour les droits des enfants pour sa communauté du Niger. Elle rassembla les enfants locaux pour des séances de conscientisation au sujet des punitions corporelles et la discrimination, des quelles il est résulté l’interdiction des punitions corporelles dans son école et la communauté entière. Grâce à son inlassable plaidoyer, la communauté d’Adama a compris que l’éducation est très importante pour un futur brillant de ses enfants.
Adama participa à une conférence internationale contre le mariage des enfants en Afrique Occidentale, exigeant du gouvernement nigérien qu’il respecte la Charte Africaine des Droits des Enfants. Et à l’avenir, Adama veut créer des lieux plus sûrs où les enfants pourront discuter de l’éducation, de la santé et d’autres domaines de leur vie.

Shirin

« Ayons l’audace de rêver, soyons courageux pour vaincre dans la lutte pour la vie »

Bangladesh, 17 ans. Thèmes : mariage des enfants, éducation, violence. Nominée par « Plan International Bangladesh »
Shirin a grandi dans un milieu très très pauvre du Bangladesh et dans son jeune âge, perdit ses parents. Malgré une enfance difficile, Shirin a conservé vivants ses rêves, fréquentant assidûment l’école et soulignant aux autres enfants autour d’elle l’importance de l’éducation. Shirin préside l’ « Union Child Forumon » ( Union du Forums des Enfants), organisation d’enfants dans son village. Elle est aussi connue comme « rompeuse » de mariages – quelqu’un qui empêche des mariages – et personnellement a fait échouer 17 mariages d’enfants dans son village. Elle incite les enfants de sa communauté à agir pour améliorer la situation. Elle conseille les filles sur les conséquences d’un mariage d’enfant et a convaincu plusieurs victimes de violences familiales de se procurer un soutien légal. Shirin personnalise l’idée que les filles sont capables de faire tout ce qu’elles ont décidé.

Les Jeunes pour la paix

À votre tour, même sans argent, vous pouvez aider ces braves jeunes gens :

  • Obtenir plus d’informations,
  • Contribuer à l’éducation de ces jeunes,
  • Examiner d’autres façons d’aider…

Wangari Maathai

Wangari Muta Maathai, kényane, biologiste, professeur d’anatomie en médecine vétérinaire, elle a reçu en 2004 le prix Nobel de la Paix pour ses actions efficaces, non-violentes, en faveur des forêts, de la démocratie, de défense des droits des femmes, etc.

Wangari Maathai a beaucoup contribué à

  • protéger des parcs publics et des forêts convoités par le dictateur Arap Moi
  • faire planter 47 millions d’arbres
  • faire libérer 52 jeunes injustement emprisonnés et torturés
  • obtenir des élections démocratiques qui ont permis de remplacer la dictature par la démocratie…

Elle a risqué et subi des coups, des procès, la prison, des menaces de mort, des campagnes de presse haineuses, en n’utilisant jamais la violence, comme le firent Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mendela, etc.

Waris Dirie

Waris Dirie est née en 1965 dans une tribu nomade de Somalie dans la région de Gaal Kacyo. Excisée à l’âge de trois ans, comme le veut la tradition, elle n’a que neuf ans lorsqu’elle s’enfuit du camp où vivent sa famille, pour échapper à un mariage arrangé.

Après plusieurs jours d’errance dans le désert, elle rejoint Mogadiscio (capitale de la Somalie) où l’ambassadeur de Somalie à Londres, l’embauche comme bonne à tout faire. Elle y travaillera six ans comme une esclave, totalement coupée du monde extérieur. 

Le renversement du gouvernement somalien force l’ambassadeur et sa famille à repartir en Somalie. Waris se retrouve seule à Londres, ne parlant pas anglais. Marilyn, une jeune femme délurée et généreuse va lui venir en aide.

Après quelques mois de travail dans un resto-rapide et logeant dans une YMCA, elle est repérée par le photographe Terence Donovan qui la fait poser pour la couverture du calendrier « Pirelli » en 1987. Dès lors, une carrière internationale de top model commence.

Au milieu des années 1990, lors d’une entrevue pour le magazine Marie Claire, elle témoigne de son excision et des mutilations sexuelles subies encore par des millions de fillettes en Afrique. Elle est alors contactée par le Fonds des Nations unies pour la population et devient « ambassadrice de bonne volonté » de l’ONU contre les mutilations génitales féminines. Elle a toutefois abandonné ces fonctions depuis 2003, préférant continuer son action au travers de sa fondation.

Le film Fleur du désert, de Sherry Hormann, a été tourné d’après sa biographie.

En 2005, elle est naturalisée autrichienne et le 12 juillet 2007, elle a été élevée au titre de chevalier de la Légion d’honneur pour son travail humanitaire par Nicolas Sarkozy. Elle habite à Gdansk en Pologne.

Elle est aussi membre d’honneur du Club de Budapest.

Pétition au ministre de l’Éducation Nationale

Madame la Ministre,
Le 8 mars étant « Jour de la Femme », et la période du 21 au 31 mars,
« Semaine contre le racisme », il serait souhaitable, entre le 8 et le 31 mars, de sensibiliser les enfants à ces thèmes qui vont de pair avec la tolérance, la solidarité et la non-violence.
Je vous demande de proposer que, dans tous les établissements scolaires, les élèves enquêtent sur les héros et héroïnes non-violents tels que Gandhi, M.L. King, Mandela, Wangari Maathaï, et aussi Malala, Memory Banda, Craig Kielburger et présentent des expositions, des projections-débats sur ces hommes et femmes exemplaires.

Veuillez accepter, Madame la Ministre, mes respectueuses salutations.

Pétition au ministre de l’Éducation Nationale

  

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version papier à télécharger

Il est possible de diffuser la pétition sur papier et de l’envoyer par la poste à l’adresse en bas de la page.
version papier

 

Pétition pour les SDF

Message à Monsieur Bruno Le Roux, Ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre, indigné(e) d’apprendre que, malgré des nuits glaciales,
30000 enfants et 80000 adultes dormaient dans la rue en France, j’ai noté que vous vous êtes engagé publiquement à fournir un abri (pendant les grands froids) à tous les sans logis. Je trouve cela insuffisant !

Je vous prie instamment de prendre les mesures indispensables afin de procurer des hébergements convenables et pérennes, en particulier aux femmes, en grand danger dans la rue, aux enfants, près de l’école fréquentée et aux jeunes, si fragiles face aux dérives de toutes sortes.
Veuillez accepter, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses.

Je compte sur vous.

Pour les SDF, surtout les jeunes et les femmes

  

Bonjour, je vous écris à propos d\'un scandale humanitaire chez nous en France.

Message à Monsieur Bruno Le Roux, Ministre de l’Intérieur.
Monsieur le Ministre, indigné(e) d’apprendre que, malgré des nuits glaciales,
30000 enfants et 80000 adultes dormaient dans la rue en France, j’ai noté que vous vous êtes engagé publiquement à fournir un abri (pendant les grands froids) à tous les sans logis. Je trouve cela insuffisant !
Je vous prie instamment de prendre les mesures indispensables afin de procurer des hébergements convenables et pérennes, en particulier aux femmes, en grand danger dans la rue, aux enfants, près de l’école fréquentée et aux jeunes, si fragiles face aux dérives de toutes sortes.
Veuillez accepter, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses.
Je compte sur vous.

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